Le poids des mots…

…le choc des photos (?)

Nous aurions pu éviter un tel début d’article, mais Djamel ayant lui-même commencé son intervention ainsi, au final nous nous permettons cette introduction. Slogan inventé en 1976 par Roger Thérond pour souligner le poids croissant des photos dans le journalisme et l’impact émotionnel, Paris Match en aura ainsi fait son slogan publicitaire pendant 3 décennies.

Mais si Djamel est venu pour cette conférence, ce n’est pas pour nous parler de Paris Match, mais de la façon dont la parole façonne la qualité de nos relations avec l’équipe.

Les mots, physiquement ça ne pèse rien. Mais les mots produisent des effets, impactent. Chaque mot écrit par J.K. Rowling dans sa saga Harry Potter, lui a rapporté 1100$. Du coup est-ce que les mots ne pèsent vraiment rien ? Que nos lecteurs se rassurent, cet article ne rapportera aucun gain financier à l’équipe du club (juste la satisfaction d’avoir organisé une conférence réussie).

Les mots, physiquement ce n’est rien, mais humainement c’est beaucoup. Les mots ont un impact. La langue commerciale a compris ce principe depuis très longtemps en ne mettant que du positif dans son discours (c’est « satisfait ou remboursé », pas « satisfait ou insatisfait ») . Tout l’enjeu des mots est donc d’avoir un impact mesuré par rapport à notre objectif. Et pour pondérer ou alléger son propos, des astuces existent :

  • différencier les faits du jugement, le jugement attaquant directement l’identité
  • exprimer le besoin plutôt que le reproche
  • montrer un chemin plutôt que pointer l’erreur

Autour de mini-ateliers participatifs, Djamel Berbachi livre ici une conférence percutante, où chaque mot a été scruté avec la plus grande attention. C’est avec plaisir que nous avons assisté à cet évènement, Djamel faisant partie de nos conférenciers historiques du club.